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Travaux publics et infrastructures ferroviaires : l’emploi sur de bons rails.

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Travaux publics et infrastructures ferroviaires : l’emploi sur de bons rails.
Les métiers du rail
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En constante modernisation et en pleine extension, le secteur ferroviaire embauche à tour de bras. Sont particulièrement appréciés les profils mobiles.

Véritable niche au sein de la grande famille des travaux publics, le secteur des infrastructures ferroviaires s’est émancipé, si bien que les métiers liés au rail ne sont plus l’exclusivité de la SNCF. L’entreprise publique fait de plus en plus appel à des prestataires extérieurs privés pour assurer l’entretien des voies existantes ou la pose de nouvelles lignes. Conséquence : Bien que le nombre d’entreprises sur le marché soit restreint, le chiffre de 100 000 emplois directs que comptabilise le secteur est donc appelé à grandir. D’une part, pour des raisons démographiques. « La pyramide des âges est telle qu’il y a un besoin de régénération des effectifs à tous les niveaux de compétence », explique Sébastien Gourgouillat, directeur des ressources humaines adjoint au sein de l’établissement public à caractère industriel et commercial Réseau Ferré de France. D’autre part, la filière ferroviaire est porteuse d’emplois car le plan de modernisation du réseau voulu par les pouvoirs publics engendre un fort besoin de main d’œuvre. « De gros efforts d’investissement ont porté sur le développement du réseau à grande vitesse d’un côté. Ensuite, le réseau traditionnel accuse un retard technologique. Ce qui nécessite des travaux de maintenance et de rénovation, et donc du personnel », appuie Luc Aliadière, de la Fédération des Industries Ferroviaires. Pour preuve, Colas Rail recrute ainsi pas moins de « 400 collaborateurs par an en France, dont 150 ETAM et cadres, selon Aurélia Gallay, responsable recrutement et mobilité au sein du groupe. Les profils les plus fréquemment recrutés pour l’encadrement intermédiaire concernent des postes de chefs de chantier et conducteurs de travaux, et s’adressent autant aux débutants qu’aux confirmés ».  

S’il attire toujours plus de jeunes diplômés d’écoles traditionnelles type ESTP, « intéressés par la dimension environnementale inhérente à l’extension du réseau à grande vitesse et la notion de service public », d’après Sébastien Gourgouillat, le secteur du rail possède ses propres spécificités. « On ne pose pas des rails comme on coule du bitume. Même un ingénieur en Génie Civil expérimenté doit se former sur le terrain », prévient Luc Aliadière. En effet, les travaux publics en infrastructures ferroviaires s’avèrent bien différent de la réalisation d’ouvrages d’art routiers et autoroutiers. « Il faut intégrer un grand nombre d’impératifs. Comme celui d’intervenir rapidement et de travailler de nuit. La disponibilité des voies est courte, ce qui réduit les délais d’intervention. L’enjeu ? Rendre la voie en temps et en heure pour ne pas perturber le trafic. Gérer ce type de chantier s’avère un véritable défi technique et intellectuel », avance Aurélia Gallay.

Toutefois, l’accès à l’emploi est loin d’être fermé. Il n’est en aucun cas nécessaire d’avoir suivi une spécialisation au cours de sa formation initiale pour faire carrière dans le rail. Les besoins sont tels que les entreprises importent en masse compagnons, cadres et ingénieurs des autres secteurs de travaux publics, quitte à les former sur le tas. Mieux, le secteur se féminise : « Chez R.F.F, nous comptabilisons 45% de femmes, dont 40% parmi nos cadres », illustre ainsi Sébastien Gourgouillat.

En pleine mutation liée à la modernisation des infrastructures, la filière ferroviaire a vu apparaître de nouveaux métiers. Elle fait donc logiquement appel à de nouvelles compétences, « notamment sur le domaine environnemental, un enjeu pris en compte dans les budgets, poursuit Sébastien Gourgouillat. Est par exemple apparu le poste de chargé de mission environnement, dont la fonction consiste à vérifier la conformité des installations ». La manière dont sont conduits les projets d’investissement a également évolué. Un maître d’œuvre est aujourd’hui amené à débattre avec les élus locaux, les associations environnementales ou d’usagers. Même si la qualité requise en priorité pour faire carrière est ailleurs, comme l’indique Aurélia Gallay : « Il est absolument primordial d’être mobile, car les chantiers se situent dans toute la France. C’est une contrainte à intégrer lorsque l’on postule, certes, mais c’est l’assurance de travailler avec des passionnés dans un secteur en plein essor. »

 

Marc Hervez

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