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Start up dans le BTP : s’adapter face à la crise

 | par Laure Martin

Start up dans le BTP : s’adapter face à la crise
Le procédé B2R+ permet de gagner du temps sur les chantiers et offre une performance thermique identique voire supérieure aux procédés habituels tout en générant un gain de surface habitable d’environ 5 %.
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Créée en 2016 par deux amis, la start-up Syscobat propose un système constructif bois et béton (B2R+) pour le secteur de la construction. L’entreprise a dû s’adapter aux contraintes du marché et à celles nées de la crise sanitaire pour faire prospérer ce système breveté. 

« Je suis ami depuis une vingtaine d’années avec Jean-Charles Guillemot, un professionnel du bâtiment, raconte Yves Martorana, co-fondateur et président de Syscobat. Maître d’œuvre et coordonnateur sécurité et protection de la santé sur les chantiers, c’est lui qui a eu l’idée, à la suite de visites de chantiers, de trouver une solution pour construire mieux et autrement. » Il élabore un procédé de construction, le B2R+, aujourd’hui breveté, qui consiste en un nouveau système de coffrage doté d’un niveau de finition second œuvre. « Il s’agit de morceaux de murs en bois, remplis d’isolants, de fourreaux pour accueillir les gaines, de tuyauteries pour les fluides, de boites pour les prises, avec également système de coffrage invisible pour accueillir un béton autoplaçant au cœur du bois », précise Yves Martorana.
Ce système offre la solidité et la sécurité d’une structure poteau-poutre-béton. Le brevet a mis trois ans avant d’être approuvé et début 2016, les deux amis lancent Syscobat. « Notre solution permet de construire des maisons individuelles et des immeubles jusqu’à 17 étages », précise le co-fondateur. 
 

Accompagnement et financements 

 
Les deux co-fondateurs se lancent seuls dans l’aventure mais rejoignent le Centre européen d’entreprises et d’innovation, Théogone (Haute-Garonne) fin 2016. Cette pépinière d’entreprises leur apporte un accompagnement et un ensemble de services mutualisés. « Nous avons bénéficier de l’expertise des gérants de la pépinière, de leur aide et de leur vision pour la rédaction de différents documents, dossiers de concours, fait savoir Yves Martorana. Ils ont aussi été d’une aide précieuse pour la mise en relation avec des experts comme des avocats ou encore des commissaires au compte. » Le binôme a également été lauréat du réseau Entreprendre, leur permettant de disposer pendant deux ans du coaching d’un chef d’entreprise disponible pour suivre l’évolution de l’activité de la start up et répondre à tout type de questions juridiques, comptables, techniques. 
Côté financements de la start up, outre un investissement personnel et un prêt bancaire, ils ont également bénéficié d’un prêt d’honneur aux dirigeants du réseau Entreprendre et de Créalia Occitanie, d’une subvention pour un accompagnement à l’innovation de la Région Occitanie et d’un prêt à taux zéro de BPI France. 

 

Le déploiement de la start up

 
Au lancement de l’entreprise, les fondateurs ont décidé de cibler les projets de promotion, « car nous avons pensé qu’il y avait une possibilité de récurrence si notre produit convenait », reconnaît Yves Martorana. D’autant plus que le procédé B2R+ permet de gagner du temps sur les chantiers et offre une performance thermique identique voire supérieure aux procédés habituels tout en générant un gain de surface habitable d’environ 5 %. « Cependant, le procédé est un système qui doit être prescrit, explique Yves Martorana. Or, chez les promoteurs, la phase de prescription prend entre quatre à cinq ans, un temps trop long pour le développement d’une start up. »
Les co-fondateurs ont donc réorienté leur marché cible vers des projets plus souples, simples et agiles c’est-à-dire les maisons individuelles et les projets d’une vingtaine de logements maximum. Une orientation qui permet également de répondre aux effets de la crise sanitaire, qui a engendré l’arrêt de nombreux grands chantiers tandis qu’en parallèle, les projets de constructions de maisons individuelles sont repartis à la hausse. « La force d’une start up est de rebondir et de s’adapter aux aléas du marché », conclut Yves Martorana.  
 

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