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« On manque de gestionnaires de copropriété »

 | par Nathalie Perrier

« On manque de gestionnaires de copropriété »
Il faut savoir faire preuve de diplomatie, de pédagogie aussi. Il faut également savoir négocier pour mener à bien des assemblées générales
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Philippe Genevier, directeur de l’activité syndicat de copropriétaires au cabinet Masson, à Paris est l’homme-orchestre, celui sans qui un immeuble ne peut fonctionner. Depuis plus de vingt ans, Philippe Genevier gère des immeubles en copropriété. A 56 ans, il dirige aujourd’hui l’activité syndic de copropriété au sein du cabinet Masson, installé dans le 20e arrondissement parisien.

 

 « Je chapeaute les huit autres gestionnaires et je gère 42 propriétés à Paris », précise ce professionnel. Concrètement, le gestionnaire de copropriété, aussi appelé syndic de copropriété, administre et gère les parties communes d’immeubles. « Je dois entretenir les parties communes (ascenseurs, escaliers, toiture, chauffage, etc.), réaliser les travaux nécessaires et proposer, si besoin, des améliorations. Je supervise la réalisation de travaux de réfection/d’aménagement : devis, choix des prestataires, suivi des travaux… ». Le gestionnaire a également un rôle comptable : « Je tiens la comptabilité générale de chaque immeuble. Je veille à ce que les budgets soient en adéquation avec les besoins de l’immeuble.

Ce sont des budgets conséquents : 250 000 € en moyenne à Paris, et entre 500 et 700 000 pour les copropriétés de 450 logements ». Le syndic recouvre les charges, gère les impayés, etc. Il doit aussi organiser une réunion annuelle avec les copropriétaires en assemblée générale. Enfin, il doit s’assurer du règlement de copropriété et être à même de résoudre tous les petits ou grands problèmes, les pannes mais aussi les conflits entre copropriétaires, avec le gardien, etc. « Il n’y a pas de routine ! », plaisante Philippe Genevier.

« La routine n’existe pas ! »

Juriste de formation, Philippe Genevier a commencé sa carrière à l’ANIL, l’Agence nationale pour l’information sur le logement avant de travailler pour Maison Bouygues. Il a ensuite été recruté par un syndic de copropriété. « J’ai travaillé pour différents groupes puis j’ai rejoint le cabinet Masson il y a neuf ans », précise cet homme de 56 ans. Les compétences requises pour exercer ce métier sont de fait multiples.

« Il faut disposer d’un bagage juridique, estime Philippe Genevier. La copropriété est régie par la loi de 1965 et de nombreux décrets. Il y a sans cesse des évolutions législatives et réglementaires qu’il faut connaître, ce qui suppose une veille ». Il faut également posséder des connaissances dans le bâtiment : « Ce sont des connaissances que l’on peut apprendre sur le tas. Mais il faut savoir comment fonctionne une chaudière, un digicode, un ascenseur, etc. ; être capable de juger de l’état d’une toiture ; connaître les périodicités d’entretien, etc. ».

Le gestionnaire doit aussi avoir un excellent relationnel

Il s’adresse aussi bien aux copropriétaires qu’à des fournisseurs, des ouvriers du bâtiment, des gardiens… « Nous avons de plus en plus à gérer des conflits entre copropriétaires, avec le gardien, etc. Il faut savoir faire preuve de diplomatie, de pédagogie aussi. Il faut également savoir négocier pour mener à bien des assemblées générales ». Avec l’expérience, Philippe Genevier a su développer un humour et une sérénité à toute épreuve.

Actuellement, il existe plusieurs parcours de formation possibles pour accéder au métier de gestionnaire de copropriété. Les recruteurs exigent généralement un diplôme de niveau bac + 2 au minimum, de type BTS professions immobilières. Il est également possible, comme Philippe Genevier, qui a un Bac + 5, de poursuivre des études plus longues de type Master. Les amplitudes horaires découragent toutefois les candidats potentiels et le métier est aujourd’hui en tension. Les salaires pourtant sont corrects (18000 à 2000 € en début de carrière, 4500 € en fin de carrière), les possibilités d’évolution réelles et les opportunités d’emploi nombreuses.

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