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Les salaires dans le BTP

Maintenir le salarié handicapé dans l’emploi : témoignages

 | par Le Moniteur Emploi

Maintenir le salarié handicapé dans l’emploi : témoignages
Maintenir le salarié handicapé dans l’emploi
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Didier Rabiti, responsable mission handicap • ETDE • ÉLECTRICITÉ

« Nous avons créé des comités dédiés au maintien dans l’emploi »

« Réagir au moment de la visite de reprise, c’est déjà trop tard ! Alors nous identifions tous les salariés en arrêt depuis trois mois, signalant des problèmes de santé importants. L’enjeu : se poser les bonnes questions en amont, réfléchir avec le salarié sur une reconversion. Nous avons créé des comités dédiés au maintien dans l’emploi avec les acteurs clés : médecin du travail, responsable RH, manager, responsable sécurité, assistante sociale, ergonome… La diversité des métiers chez ETDE nous permet d’offrir des passerelles de reclassement. Par exemple d’un poste de compagnon vers un poste de terrassier ou d’agent technique de nettoyage. Un de nos salariés, qui a la fibre commerciale, a par ailleurs pu être reclassé chez un de nos fournisseurs. Mais certains cas sont difficiles à gérer si le bassin d’emploi n’est pas dynamique et le collaborateur pas mobile. Depuis 2006, nous avons réussi une quarantaine de reclassements, et ainsi divisé par deux les licenciements pour inaptitude. »

Jean-Pascal Dussart, DRH • SICRA • BÂTIMENT

« Il ne faut pas hésiter à sortir du cadre, le salarié peut se développer sur un autre métier »

« En cas de reclassement, nous travaillons en liaison avec l’Apas BTP, notamment en ce qui concerne le suivi de bilans de compétences. L’un de nos salariés, qui était membre du CHSCT, a été reclassé dans notre service prévention en tant que technicien prévention. L’année dernière, il a été promu cadre. Un problème de santé n’empêche pas une évolution professionnelle ! Autre exemple : un chef de chantier repris à la DRH. Aujourd’hui formateur interne, il fait du tutorat auprès des jeunes apprentis : il est très épanoui. Il ne faut ainsi pas hésiter à sortir du cadre, car le salarié peut peut-être se développer sur un autre métier.? Au niveau de Vinci construction France, nous avons par ailleurs développé des postes d’homme logistique, qui demandent des compétences en termes d’approvisionnement, de circulation sur les chantiers.»

Questions à Catherine Risterucci, médecin du travail à l’association paritaire de santé au travail du BTP de la région parisienne (APST BTP RP)

« Suivre le salarié pendant son arrêt de travail »

Pourquoi intervenir en amont reconnaissance ?

Il arrive que de la déclaration d’inaptitude ? ?Parce que le maintien dans l’emploi se joue avant d’être déclaré inapte. Dans certains cas, nous savons que le salarié ne pourra plus tenir son poste car son état de santé se dégrade. Pendant son arrêt de travail, nous pouvons en effet le voir dans le cadre d’une ou plusieurs visites de préreprise prescrite(s) par le médecin traitant et le médecin conseil, ou à sa demande auprès du médecin du travail. Bien entendu, nous ne nous prononçons pas, à ce stade, sur l’inaptitude. Mais suivre le salarié permet d’anticiper et, avec son accord, de contacter l’employeur et l’alerter sur les problèmes qui risquent de se poser. Le pivot, c’est le médecin du travail. En principe, il connaît bien l’entreprise, son secteur. Il doit ainsi pouvoir établir un dialogue avec l’employeur pour l’aménagement, voire la création d’un poste.

Conseillez-vous aux salariés de demander la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé RQTH ?

Oui, il y a un travail de sensibilisation à faire auprès des salariés sur ce dispositif qui peut les aider à rester dans l’entreprise. Je les informe sur la réglementation et leur conseille de demander cette reconnaissance permet d’obtenir des aménagements de poste, et pour l’employeur de voir grossir son quota de salariés handicapés. De la sorte, tout le monde y gagne. Mais c’est une démarche difficile pour les salariés, qui supportent en général mal le terme de travailleur handicapé.

Le reclassement est-il plus difficile à mettre en œuvre pour une PME ?

Certes, dans les grands groupes, les moyens sont plus importants. Mais dans les PME, en général, l’employeur connaît ses salariés personnellement. Le dialogue s’installe plus facilement. On observe aussi, dans certains cas, une volonté plus forte d’aménager, voire de créer un poste de travail. Dans notre secteur, les trois quarts des PME méconnaissent la réglementation sur le handicap. Une personne de notre service de réorientation professionnelle est à leur disposition pour les aider et, ainsi, faciliter leur démarche.

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