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Recrutement dans le BTP

Le génie civil recherche toujours des compétences

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Le génie civil recherche toujours des compétences
Génie civil
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Si elles n’échappent pas au ralentissement du marché, les entreprises qui opèrent dans le champ du génie civil renouvellent leurs équipes et recrutent.

Dans un contexte économique incertain où les collectivités locales, pourvoyeuses incontournables de grands projets, peinent à trouver des financements, les acteurs du génie civil se montrent prudents dans leurs recrutements. « Nous avons vraiment eu un marché de bulle jusqu’en 2008-09, et depuis 2012, les besoins repartent à la hausse, mais les prérequis ont changé, les entreprises sont prudentes, collent au plus près de leurs besoins, constate Claire Guinault, consultante au cabinet de recrutement et évaluation Menway Talents. Il y a un distinguo qui s‘opère entre les grandes entreprises, qui continuent à recruter des juniors et leur offrent un plan de carrière appuyé par des formations, et les entreprises de taille plus modeste qui ont du mal à proposer la même chose, et trouvent plus difficilement des candidats ». Comme dans l’ensemble du secteur BTP, les postes de conducteurs de travaux et de chefs de chantiers restent toujours très recherchés, mais pas uniquement. « Les personnes expérimentées en structure sont dures à trouver, les entreprises recherchent également des profils spécifiques liés à leur métier, en ingénierie et réhabilitation d’ouvrages d’art, travaux souterrain, réseaux secs, réseaux humides… », détaille encore Claire Guinault. Pour Norpac, une entreprise qui œuvre dans le bâtiment et l’industrie et l’environnement, les jeunes diplômés restent une cible de choix. Les deux tiers des ingénieurs rejoignent la filière travaux, une partie intègre des postes en structure, méthode, étude de prix. « Nous avons fait le choix de miser sur l’alternance avec les écoles d’ingénieurs, les formations universitaires et quelques écoles de commerce, détaille Thibault Gandon, DRH de Norpac. En 2008, nous comptions 20 alternants, essentiellement des compagnons en bac pro, aujourd’hui nous en avons 40, dont la moitié se préparent à l’encadrement. C’est pour nous une bonne façon de préparer l’avenir d’une manière sereine, en formant les jeunes à nos méthodes de travail, tandis qu’eux apprennent à nous connaître et seront rapidement opérationnels. L’alternance avec les bacs professionnels nous permet aussi de renouveler nos effectifs de compagnons et beaucoup évoluent vers des postes de chefs de chantier ou de chefs d’équipe». Pour les diplômés des filières de génie civil, les débouchés se trouvent aussi dans les bureaux d’études, les collectivités locales, en maîtrise d’ouvrage, chez les grands énergéticiens, dans d’importants cabinets d’architectes… Les opportunités de carrière à l’international sont réelles. « Depuis quelques années, 15% de nos étudiants partent à l’international à la sortie de l’école. La Russie, la Chine, l’Inde, le Moyen Orient, sont des zones d’expansion économique où sont implantés des groupes de taille internationale et de bonne renommée, qui représentent de véritables opportunités pour les jeunes ingénieurs. D’ailleurs une exposition à l’international est prévue dans leur cursus », souligne Nicolas Burlion, directeur adjoint de Polytech Lille. Pour les profils très expérimentés, de nouvelles opportunités se dessinent dans le management de transition, analyse Alban Azzopardi, associé de Valtus Transition. « Les managers de transition sont bien connus dans l’industrie et ils commencent à l’être dans le BTP. Nous observons des besoins chez nos clients industriels qui se diversifient dans des projets de génie civil, c’est donc une opportunité à ne pas négliger pour des profils de haut vol ». Pour le public non-cadre, les grands chantiers permettent le recrutement et la formation de demandeurs d’emploi. « Dans le cadre du chantier EPR de Flamanville, nous avons recruté et formé 350 demandeurs d’emploi sur les métiers de coffreur-bancheur et ferrailleur. Ceux qui ont accepté de jouer la carte de la mobilité géographique ont pu intégrer le groupe, explique Ludovic Jaouen, directeur de l’agence Pôle Emploi de Cherbourg Ouest. En complément, nous avons réalisé quelques recrutements de personnels d’encadrement ». Autre exemple, le chantier de la LGV Bretagne Pays de la Loire promet de créer entre 2012 et 2016, 1000 emplois locaux.

Coralie Donas

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