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Recrutement dans le BTP

Le boom de l’alternance dans le BTP

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Le boom de l’alternance dans le BTP
Spécial-alternance
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Les entreprises du secteur accueillent toujours beaucoup de jeunes en apprentissage et en contrat de professionnalisation, et voit arriver de nouveaux étudiants en alternance, issus de formations de bac+3 à bac+5.

Le secteur du BTP possède une longue tradition de formation à ses métiers par la transmission sur le terrain des savoir-faire entre les collaborateurs expérimentés et les plus jeunes. «L’alternance constitue pour nous un vrai sujet de ressources humaines, nous sommes au-delà de l’obligation légale, nous employons 6,2 % d’alternants, témoigne Thibaut Vaysse, chargé de recrutement chez Rabot Dutilleul Construction. Notre système se professionnalise sur le recrutement et le suivi des jeunes, la formation des maîtres d’apprentissage ». La majorité des recrutements en alternance concerne des CAP, brevets et bacs professionnels, mais les entreprises intègrent progressivement dans leurs effectifs des étudiants du supérieur, de licence et d’école d’ingénieurs notamment, où l’alternance s’est beaucoup développée. « L’alternance a toujours été fortement ancrée chez nous, notamment par le biais du bac professionnel gros œuvre et des jeunes issus du CAP au bac professionnel dans les domaines du second œuvre. En 2010, nous avons fait le choix de nous tourner aussi vers les métiers de l’encadrement pour atteindre les objectifs de 4%, puis de 5 % d’alternants dans nos effectifs, indique Thibault Gandon, DRH de Norpac (filiale Bouygues Construction à Villeneuve-d’Ascq). Nous sommes sur un territoire où beaucoup d’écoles forment à nos métiers, HEI, Icam, Polytech, Centrale… C’est une très bonne façon de préparer le renouvellement des effectifs sur le long terme ». « Nous avons actuellement environ 900 contrats d’alternance, que nous inscrivons dans une logique de pré-embauche. L’alternance dans les écoles d’ingénieurs nous intéresse et fait son entrée petit à petit chez nous, ce n’est toutefois pas encore rentré dans les mœurs, comme pour les compagnons ou les techniciens », expose pour sa part Olivier Beaujouan, directeur de la formation chez Eurovia (groupe Vinci). Joël Cuny, responsable du département formation d’ingénieur BTP par l’apprentissage au Cesi, constate un engouement côté élèves et professionnels. « Nous avions au moins 600 candidats en mars pour 180 places, contre 540 l’an dernier. Et les entreprises sont motivées pour maintenir leur quota d’apprentis au sein de leurs équipes ».

Tester et former

Côté jeunes, l’alternance est souvent vécue comme un atout. « Lorsque je suis arrivé en apprentissage chez Norpac, dans le cadre du DUT génie civil de Béthune, je venais d’avoir le bac et c’était ma première expérience professionnelle. Aujourd’hui, en quatrième année à Polytech Lille, j’ai plutôt l’impression d’être un salarié de l’entreprise avec des périodes de formation à l’école », témoigne Jean-Baptiste Formet, 22 ans, en alternance chez Norpac. Les entreprises déploient de nouvelles stratégies pour embaucher des jeunes en alternance et faciliter leur intégration. Bouygues Construction, qui compte 800 alternants dans le groupe, est aussi à l’origine du CFA Gustave Eiffel dans l’Essonne. Depuis cinq ans, le groupe développe l’alternance à tous les niveaux. « Pour qu’un alternant soit bien suivi il faut un ratio d’un alternant pour dix collaborateurs, a calculé Benoît Forest, responsable relations écoles, recrutement et marque employeur de Bouygues Construction. Nous avons mis en place récemment un comité de l’alternance afin de diversifier les profils embauchés, former les maîtres d’apprentissage, harmoniser la pratique de l’alternance dans les différentes sociétés du groupe, homogénéiser les conditions d’accueil et d’intégration. Pour arriver à 5 %, nous pourrions aussi former des jeunes en alternance sans pour autant les embaucher au bout, mais avec l’objectif qu’ils réussissent leur diplôme ». Le contrat de professionnalisation ou l’apprentissage ouvrent enfin de nouvelles perspectives. « Cela peut être aussi un outil pour féminiser les équipes», juge Thibault Gandon. « C’est vraiment une bonne façon de tester, pour les deux parties, la motivation pour des métiers qui ne sont pas toujours faciles », estime encore Olivier Beaujouan.

Coralie Donas

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