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Recrutement dans le BTP

Le bâtiment recherche des compétences

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Le bâtiment recherche des compétences
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La situation économique reste compliquée pour le secteur du bâtiment, mais les entreprises continuent à recruter dans les métiers où les besoins restent structurellement importants ou pour des secteurs en développement, comme la performance énergétique.

Malgré une conjoncture compliquée, et les mauvais chiffres pour l’emploi relevés par la Fédération française du bâtiment (FFB) l’an dernier, une perte de 25 000 postes dont 5000 intérimaires en équivalent-emplois à temps-plein, les entreprises n’abandonnent pas leurs recrutements, notamment les majors. Les fonctions travaux- conducteur et ingénieur de travaux, chef de chantier, chef d’équipe- les ingénieurs et techniciens d’études, notamment dans l’économie de la construction, les métiers de la maintenance, les ouvriers spécialisés, restent recherchés. Le groupe familial Léon Grosse, entreprise générale, continue à recruter les mêmes volumes que l’an dernier et cherche ainsi cette année, entre 30 et 40 débutants et plus d’une soixantaine de profils confirmés. « Nous avons du mal à trouver des personnes expérimentées dans les études de prix. Quant au secteur de la rénovation, il comporte de véritables enjeux, les projets se multiplient partout en France. Des conducteurs de travaux, des chefs de chantier, des ingénieurs études, avec cette expérience en rénovation, restent très recherchés », indique Pauline Azoug, responsable des relations écoles du groupe. « Des chefs d’équipe et de chantier, avec une bonne expérience, n’auront pas de mal à trouver du travail dans les différents métiers du secteur », souligne pour sa part Benjamin Pierotti, adjoint du directeur du développement des ressources humaines chez Eiffage. Le groupe recherche en 2014, 2100 CDI, 2650 stagiaires et 1880 apprentis.

Apprentissage

De nombreux jeunes diplômés sont attendus, pré-embauchés via les stages et l’alternance, même si eux aussi sentent la crise. « Le placement des élèves en première année se révèle plus difficile, reconnaît Michel Cazenave, directeur adjoint des études, responsable de la formation « conducteur de travaux » à l’ESTP. Les entreprises doivent s’engager sur deux ans et les élèves sont tout juste bacheliers, elles doivent donc à les former au savoir-être, aux codes du monde professionnel». Si la formation de l’ESTP bac+2 permet de s’insérer sur le marché de l’emploi, une majorité de jeunes choisit de poursuivre au moins jusqu’à la licence. « Beaucoup d’étudiants n’ont pas envie de se lancer tout de suite dans la vie professionnelle. Les débouchés sont bons, des entreprises ménagent des postes de cadres pour les bac+2 ou +3, pas uniquement pour les ingénieurs », reprend Michel Cazenave. Pour les Centres de formation des apprentis (CFA), la situation est plus complexe. Le CCCA-BTP, qui regroupe au sein de son réseau 103 CFA spécialisés, a perdu 15000 inscriptions d’apprentis les six dernières années, en passant de 75 000 à 60 000 jeunes inscrits. «Plusieurs facteurs expliquent la situation : la crise qui touche les entreprises de BTP, les petites sociétés, de moins de 10 personnes pour qui il est compliqué de gérer l’alternance, une certaine désaffection pour les formations de niveau 5 », décrypte Thierry Kopacki, directeur du CFA de Toulouse, qui accueille 800 élèves dont 700 dans le bâtiment. « Dans l’alternance, le nombre de contrats signés, tous secteurs confondus, a baissé de 9% appuie Daniel Munoz, directeur de la formation du CCCA BTP. De 1998 à 2008 nous avons connu une forte activité dans le BTP, soutenue par le besoin structurel de renouvellement, mais depuis, le nombre de jeunes de moins de 25 ans a baissé dans les entreprises. Or, lorsque l’activité repartira, elles auront besoin de professionnels formés ».

Profils rares

Certaines filières manquent toutefois de candidats. Ainsi il y existe des postes non pourvus de métalliers et menuisiers aluminium, « des métiers peu connus », indique Thierry Kopacki, et les plâtriers plaquistes, restent recherchés pour les chantiers d’isolation par l’intérieur qui se multiplient. Les BTS en alternance dans les filières électrotechnique, fluide, énergie, environnement, s’insèrent plus facilement dans le monde du travail. « Il n’y a pas qu’une question de métiers dans le bâtiment mais aussi une question de technicité : les entreprises cherchent des compétences plus pointues, les techniques sont plus complexes », relève encore Thierry Kopacki. Enfin, les perspectives pour l’apprentissage sont encore larges. Une étude menée pour le compte du CCABTP fin 2013 soulignait que 75% des entreprises n’avaient jamais pris d’apprenti ou n’en avait pas embauché un depuis longtemps. Autant de places à prendre, pour les jeunes comme pour les établissements de formation.

Coralie Donas

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