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Travailler dans le BTP

La Fédération française du bâtiment mise sur l’apprentissage

 | par Laure Martin

La Fédération française du bâtiment mise sur l’apprentissage
Le bémol, c’est l’état dans lequel les entreprises vont ressortir de la crise, soutient Edouard Bastien. Néanmoins, dans le bâtiment, le besoin en personnel qualifié, bien formé, était déjà criant avant la crise, du débutant à l’ingénieur. Une montée en compétences est nécessaire et l’apprentissage est un moyen d’y parvenir.
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La réforme impulsée par la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel de septembre 2018, confie le pilotage de l’apprentissage aux branches professionnelles. Cinq fédérations dont la Fédération française du bâtiment (FFB) ont donc décidé d’intégrer la gouvernance du réseau de Campus d’enseignement supérieur et de formation professionnelle (CESI), et d’en assurer le pilotage. 

 Outre la FFB, l’Union des industries et métiers de la métallurgie, la Fédération nationale des travaux publics, la Fédération française des intégrateurs électriciens et le Syntec numérique ont également fait le choix d’intégrer la gouvernance du CESI. Convaincues que cette réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle oblige les organismes de formation et les grandes écoles à réviser leur stratégie, à rechercher des alliances et à revoir leur modèle économique, les cinq fédérations professionnelles et le CESI ont décidé de partager une même vision de la réforme et de ses conséquences. En se rapprochant, elles souhaitent engager ensemble une réflexion stratégique autour du développement des compétences et de l’apprentissage. Le CESI devient un outil de production et d’innovation au service des entreprises et renforce sa position de leader de l’apprentissage dans le supérieur.
 

Un partage d’expérience

« Le CESI a été créé par des entreprises en 1958, nous avons donc toujours eu ce lien avec le monde professionnel, les métiers et les entreprises, explique Vincent Cohas, son directeur. Au sein de notre groupe associatif, nous avons une offre important en alternance, dans l’enseignement supérieur et des formations pour les ingénieurs, l’encadrement de chantier ou encore le numérique. » La réforme de l’apprentissage a cependant accéléré leur volonté de faire de l’apprentissage une voie d’excellence et prioritaire. « Nous avons été pionniers en ouvrant, il y a un peu plus de 30 ans, notre diplôme d’ingénieur à l’apprentissage et aujourd’hui nous formons 1/6 des ingénieurs diplômés par cette voie, poursuit-il. Nous allons continuer avec les branches professionnelles qui ont aujourd’hui pris le lead sur cette question. » Le CESI souhaite ainsi répondre aux besoins des entreprises de ces branches, en termes de compétences. « La nouvelle gouvernance nous permet d’avoir une vision opérationnelle avec des leviers pour faire évoluer nos formations notamment dans une optique professionnalisante », assure Vincent Cohas. 
 

Travailler à la montée en compétence

« Pour la FFB, le rapprochement avec le CESI est stratégique et important car nous ne disposions pas de ce type d’outil, explique Edouard Bastien, mandataire de la FFB. Nous regroupons des CFA et l’École supérieure des jeunes dirigeants du bâtiment (ESJDB), une école managériale. Mais nous n’avons pas d’entre-deux, à savoir la partie ″enseignement supérieur″. D’où notre volonté de rejoindre le CESI afin d’agir ensemble et également découvrir le travail des autres branches. » Pour la FFB, la crise n’a pas amoindri cette approche, au contraire, elle l’a confortée. « Le bémol, c’est l’état dans lequel les entreprises vont ressortir de la crise, soutient Edouard Bastien. Néanmoins, dans le bâtiment, le besoin en personnel qualifié, bien formé, était déjà criant avant la crise, du débutant à l’ingénieur. Une montée en compétences est nécessaire et l’apprentissage est un moyen d’y parvenir. » « Le secteur du BTP a toujours travaillé avec les écoles, ce n’est pas nouveau, mais notre volonté est de rapprocher nos objectifs », complète Vincent Cohas, précisant que l’apprentissage est une voie de recrutement privilégié. 
Avec la crise sanitaire, le CESI souhaiterait cependant que les apprentis puissent démarrer leur cursus sans nécessairement avoir déjà trouvé une entreprise, une possibilité déjà offerte pendant trois mois, que le CESI aimerait voir étendue à six ou neuf mois pour laisser aux entreprises du BTP le temps de s’organiser et de reprendre leurs chantiers. 

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