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Travailler dans le BTP

L’impact de l’intelligence artificielle dans le secteur du BTP

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L’impact de l’intelligence artificielle dans le secteur du BTP
L’intelligence artificielle peut offrir de nombreuses possibilités au secteur du BTP
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L’intelligence artificielle a fait son entrée dans le BTP. Mais de quelle manière peut-elle impacter le secteur ?

Amélioration de la performance énergétique, aide à la conduite de chantiers ou encore assistants vocaux : l’intelligence artificielle peut offrir de nombreuses possibilités au secteur du BTP. Le sujet est étudié depuis de nombreuses années et les applications de l’intelligence artificielle sont attendues notamment parce que sur les chantiers de construction, les tâches peuvent être répétitives, sans valeur ajoutée et requièrent de nombreux efforts.

Premier domaine dans lequel l’impact de l’IA est attendu : la sécurité. « Cela concerne par exemple tout ce qui a trait au computer vision, a expliqué Djamil Yahia, Bid Manager chez Vinci Construction France, lors d’une rencontre consacrée à l’intelligence artificielle organisée le 12 mars par Léonard, un laboratoire dédié au futur des villes et des infrastructures, créé par Vinci. Au lieu d’envoyer des inspecteurs de la sécurité, il est possible de mettre en place des analyses visuelles qui alertent. » Les questions de sécurité pourraient ainsi être résolues grâce à l’IA qui signalerait les situations dangereuses et permettrait ainsi d’anticiper les risques.

Un assistant hors pair ?

Autre domaine sur lequel le secteur travaille avec l’IA : l’amélioration de la productivité et l’aide à la construction sur les chantiers, afin d’optimiser les ressources des cadres et des ouvriers. L’IA deviendrait un assistant efficace. « Elle peut aussi intervenir comme aide à la décision pour un ingénieur, a ajouté Vincent Dugauguez, directeur d’agence chez Eurovia, filiale de Vinci opérant dans les travaux d’infrastructures routières, ferroviaires et d’aménagement urbain.

Une fois le bâtiment construit, l’IA pourra également avoir un rôle dans son exploitation technique par exemple pour la maintenance et le pilotage. De nombreuses données peuvent être utilisées pour aider à la gestion du bâtiment. Et pourquoi pas un rôle vis-à-vis des usagers du bâtiment en prévoyant des échanges et des interactions ?

Les freins au déploiement

Avant d’envisager un déploiement de l’IA, un travail de pédagogie reste néanmoins à faire. « Il faut expliquer aux collaborateurs que l’IA est avant tout un outil, a rapporté Djamil Yahia. Sinon son image peut bloquer toute application concrète sur un chantier. » Il faut faire comprendre que l’IA a pour première fonction d’aider les cadres en simplifiant le travail. « Nous travaillons pour le moment sur l’anticipation, ensuite nous travaillerons sur l’exécution », a-t-il ajouté.

« L’acculturation va se faire par l’intermédiaire des collaborateurs présents sur le terrain, a renchéri Vincent Dugauguez. Aujourd’hui, quasiment tous nos compagnons sont connectés, ce n’est pas un problème pour eux. Mais pour intégrer cette culture de l’IA au sein de nos différentes sociétés, elle doit répondre à des problématiques de terrain. » Il a également rappelé l’importance d’intégrer les clients dans toute cette démarche et de les acculturer afin de faire de l’IA une valeur ajoutée dans le cadre contractuel.   

Le compagnon augmenté

Une fois cette acculturation effectuée, le déploiement sera réel, d’après Djamil Yahia, qui estime que d’ici une cinquantaine d’années, il n’y aura plus « d’humains » directement sur les chantiers. « Les collaborateurs seront présents pour réparer les machines, pour les programmer, pour faire du monitoring ! Ce sont des métiers difficiles, physiques. Si nous n’avons plus d’ouvriers affectés à des tâches compliquées, tant mieux ! »

Mais pour parvenir au « compagnon augmenté », « il ne faut pas que nous avancions plus vite que l’Education nationale, a mis en garde Vincent Dugauguez. Les formations vont devoir s’adapter. »

 

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