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Les salaires dans le BTP

L’expert : « Le thème du pouvoir d’achat des salariés va monter en puissance »

 | par Le Moniteur Emploi

L’expert : « Le thème du pouvoir d’achat des salariés va monter en puissance »
L’expert : « Le thème du pouvoir d’achat des salariés va monter en puissance »
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Dans quelle mesure le contexte fiscal et social influe-t-il sur la politique salariale ?

Ce sont avant tout les perspectives économiques qui conduisent les employeurs à la prudence. Mais l’absence de direction claire depuis plusieurs années en matière fiscale et sociale ne fait que renforcer leur attentisme. La mise en oeuvre de la complémentaire santé obligatoire va, par exemple, faire augmenter la masse salariale des entreprises qui ne sont, à ce jour, pas couvertes – plutôt les petites. Cela représentera de 400 à 600 euros par an et par collaborateur. Les salariés sont tout autant concernés par les réformes. La hausse de la TVA va peser sur leur pouvoir d’achat, comme la fiscalisation de la part patronale des cotisations « mutuelles », qui touchera aussi les salaires 2013. La question se pose d’une éventuelle compensation de l’employeur. Pour les DRH, la réponse est bien entendu négative ! Le sujet du pouvoir d’achat va néanmoins se renforcer dans les années à venir, et promet des discussions plus tendues avec les partenaires sociaux. 

Quelles ont été les conséquences de la hausse du forfait social à 20 % ?

D’après une enquête que nous avons réalisée en octobre 2012, la moitié des entreprises a décidé de ne pas modifier son dispositif d’épargne salariale. Les autres ont réfléchi à le faire évoluer par avenant, notamment celles qui versaient l’équivalent de trois ou quatre mois de salaire à ce titre. Objectif : revoir l’accord à la baisse, en accordant des primes moins généreuses, ou en relevant les objectifs pour verser des primes d’un même montant. Certains employeurs ont arrêté la reconduction de leur accord d’intéressement. D’autres encore l’ont purement et simplement dénoncé.

Fidéliser les collaborateurs demeure-t-il un enjeu malgré la crise ?

Sans conteste. Au début de la crise, les salariés n’étaient pas mobiles. Mais depuis un an et demi ou deux ans, on observe un retour de la mobilité. Face à l’enjeu de rétention des talents, et avec des budgets stables ou en baisse, les entreprises ont dû revoir leurs politiques d’augmentation. On note ainsi une sélectivité accrue pour attribuer des augmentations conséquentes aux bons éléments, au détriment des autres. Cela s’inscrit, chez certaines grandes entreprises, dans une réflexion engagée, dans ce contexte de crise, sur leur performance. Les salariés sont, en outre, de mieux en mieux informés au sujet des dispositifs d’épargne salariale. Ces derniers, qui entrent dans le package de rémunération, représentent des éléments d’attractivité et de fidélisation non négligeables.

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