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Christophe, couvreur-zingueur

 | par Laure Martin

Christophe, couvreur-zingueur
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A la suite d’une reconversion professionnelle, Christophe Filippi est devenu couvreur-zingueur. C’est la recherche d’une activité manuelle qui l’a poussé dans cette voie. 

« L’école, ce n’était pas mon truc, reconnaît franchement Christophe. Je n’étais pas à l’aise pour absorber de l‘information assis. Je suis quand même allé jusqu’au bac, et cette année-là, j’ai commencé à travailler en parallèle et j’y ai pris goût. » Il commence la faculté, mais ne s’y retrouve pas. « Je suis né en 1981, et à cette époque, on nous poussait à faire des études, se rappelle-t-il. Si on m’avait dit ″apprends un métier″, j’aurais certainement fait différemment. » 
 
Il cherche sa voie un certain temps, en commençant en 2003 par le développement et le tirage photo, mais « le secteur s’est écroulé avec l’arrivée du numérique et très vite, une entreprise de téléphonie est entré au capital de ma société et je me suis retrouvé à vendre des téléphones, ce qui ne me plaisait absolument pas. » 
 
Il cherche une reconversion et en 2008, il entre dans le secteur de l’informatique, sans diplôme et avec un minimum de connaissances. Il commence par technicien hotline, puis devient technicien sur site et responsable d’équipe. « Mais après quelques années, on m’a demandé de devenir pilote d’exploitation dans le back office, raconte Christophe. Mon travail consistait à surveiller les équipes, à piloter des contrats, donc à être dans un bureau sans avoir de lien direct avec les techniciens. Je produisais des chiffres, des bilans, ce qui ne me convenait pas du tout. » En parallèle Christophe « bricole » de plus en plus chez lui, car « j’avais besoin de produire, de faire quelque chose avec mes mains ». 
 

Une reconversion pour un métier manuel

 
Sa première idée est de « vouloir taper sur métal ». Une formation de métallerie est disponible avec l’Agence nationale pour la formation professionnelle (Afpa) à laquelle il s’inscrit. Mais le conseil général de l’Essonne prend, entre temps, la décision de ne plus subventionner la formation. 
 
« J’avais un plan B, celui de couvreur-zingueur, car mon objectif était de travailler le plus loin possible d’un ordinateur, d’être dans le concret. » Il trouve une formation également via l’Afpa dont il sort diplômé en juin 2019. Dans la fabrication des maisons, le couvreur-zingueur est la dernière roue du carrosse. 
 
« Notre travail consiste à mettre hors d’air et hors d’eau la structure, avec une couverture par élément c'est-à-dire avec des matériaux naturels comme la terre cuite, l’ardoise ou encore des couvertures métalliques comme le zinc, explique Christophe. Nous pouvons également, dans le cadre de restauration de maison, être amenés à intervenir sur la charpente mais uniquement pour réajuster avant de poser des matériaux naturels. » Un couvreur ne travaille jamais seul, généralement, pour bien avancer, il faut être au moins deux, et au mieux trois. 
 

Manque d’expérience

 
« Je n’ai pas trouvé tout de suite du travail, car à l’approche de la période estival, les entreprises ne prennent pas de nouveaux chantiers, donc n’embauchent pas », poursuit-il. Mais à la rentrée de septembre, Christophe obtient les mêmes réponses : les équipes sont complètes. « Finalement, j’ai trouvé un poste via une agence d’intérim pour une mission courte, puis une autre mission mais cela n’a pas été concluant après la période d’essai, raconte-t-il. Aujourd’hui, j’ai démarché une autre agence d’intérim. » 
 
Et de poursuivre : « Le problème avec une formation professionnalisante, c’est qu’on a des difficultés à être reconnus de nos pairs, qui sont nombreux à considérer que la formation est trop facile, trop courte. Dans le milieu, on dit qu’il faut dix ans pour être un bon couvreur. » En fonction des équipes, certains lui ont donné une certaine autonomie alors que d’autres l’ont considéré comme de la main d’œuvre. « Pourtant, ce n’est pas de cette manière qu’on peut apprendre notre métier, la pratique ne s’acquiert que si on la pratique ! C’est souvent par nos pairs qu’on est jugé le plus durement. » 
 
Christophe pense que les formations professionnalisantes devraient être plus longues en temps de stage pour avoir une expérience terrain plus importante, afin d’apprendre en étant proche de la réalité. 
 
 

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