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Travailler dans le BTP

Carlos Fardilha, de manœuvre à chef de chantier

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Carlos Fardilha, de manœuvre à chef de chantier
On a dû mal à recruter. Plus personne ne veut faire ce métier.
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Carlos Fardilha, 54 ans, est depuis 15 ans chef de chantier Travaux Publics au sein de l’entreprise francilienne de Travaux publics, Dubrac TP. Il dirige une équipe de cinq personnes à qui il transmet son savoir-faire et sa passion du métier.

« C’est quoi le câble là ? Ce n’est pas un câble électrique au moins ? ». Le casque de chantier vissé sur la tête, l’œil aux aguets, Carlos Fardilha fait comme tous les jours le tour des chantiers de Travaux Publics du parc des Portes de Paris, cet immense foncier de 58 hectares au nord de Paris qui abrite des activités audiovisuelles et des studios (EuroMedia, Endemol France, etc.) mais aussi des magasins de grossistes et le centre commercial Le Millénaire. A 54 ans, ce père de deux grands enfants est chef de chantier au sein de l’entreprise francilienne de Travaux publics Dubrac TP. « J’ai rejoint l’entreprise Dubrac il y a 15 ans, après 25 ans passé dans un grand groupe du BTP. Et j’ai bien l’intention d’y rester jusqu’à la retraite ! », sourit Carlos Fardilha.

Après le petit café du matin vers 6 h 30 avec « Monsieur Dubrac, le patron », _ « On discute de tout et de rien. Parfois, il me demande comment va le chantier, mais pas souvent ! Il me fait entièrement confiance _, Carlos Fardhila part rejoindre son équipe. « J’ai cinq gars : Mike, mon chef d’équipe, Aïssa, mon maçon, Miloud, mon aide maçon et Mehdi et Moussa, mes manœuvres-terrassiers. Je travaille en collaboration avec ma conductrice de travaux, Samira Kohili, une femme formidable ».

C’est son équipe qui s’occupe de toutes les grosses opérations de travaux publics du parc des Portes de Paris : la création des réseaux (électrique, assainissement, fibre optique, etc.), les routes, l’aménagement des places, etc. Un travail très varié et passionnant. « On fait des métiers très durs. On est dehors quand il pleut, quand il fait chaud, froid, on creuse des tranchées, on manie le marteau-piqueur… C’est difficile mais, à la fin, on est fiers de notre travail », commente Carlos en montrant la place que ses hommes ont aménagé il y a peu.

« L’apprentissage sur le terrain est la meilleure école »

Pour autant, il l’avoue : « On a dû mal à recruter. Plus personne ne veut faire ce métier ». Alors, Carlos Fardilha s’est donné une mission : former des jeunes. « La plupart nous arrivent par les boites d’intérim. Ce sont des gamins des quartiers, des immigrés arrivés récemment en France… Ils n’ont pas de diplôme et ne connaissent rien aux TP. C’est à nous de leur apprendre le métier ». Car cet homme aux mains calleuses n’a jamais oublié ses débuts : « J’avais 21 ans, un CAP viticulteur-vinicole et je travaillais dans les fermes, chez moi, en Charente. Mon frère, qui était chef de chantier dans une grosse boite de BTP, m’a proposé de le rejoindre à Paris. J’ai dit oui. Je n’y connaissais rien. J’ai tout appris avec les anciens et j’ai gravi tous les échelons, un à un, jusqu’à chef de chantier ».

Aujourd’hui, avec Mike, son chef d’équipe, il apprend à son tour aux jeunes à paver, à niveler, à repérer les conduites de gaz, d’électricité… « C’est l’apprentissage sur le terrain. Pour moi, c’est la meilleure école. » Il les aide aussi à s’insérer dans la société. Car les parcours sont parfois chaotiques : « Certains vivent dans des foyers, dans des logements insalubres, d’autres ont pu faire de la prison… Et c’est ma fierté de les voir évoluer. De me dire que grâce à moi, grâce à Monsieur Dubrac, ils ont pu prendre le bon chemin, réussir dans la vie ».

Une chose est sûre, Carlos Fardilha peut lui se targuer d’avoir réussi. Il a à son actif de jolis chantiers comme le nouveau Palais de justice, le centre commercial Le Millénaire, la médiathèque et l’hôtel de ville de L’Île-Saint-Denis et il suffit de le voir descendre dans les tranchées avec ses hommes pour comprendre qu’il est bien plus qu’un boss, un exemple. « Ils savent que j’ai été comme eux manœuvre, aide-maçon, maçon... Alors, quand je leur donne un conseil, un ordre, ils m’écoutent. Et mon parcours le prouve. Dans nos métiers, celui qui bosse, qui en veut, il peut évoluer. Gravir les échelons. Avoir un beau métier. Et bien gagner sa vie ». 

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