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Recrutement dans le BTP

BTP : des jeunes diplômés encore convoités

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BTP : des jeunes diplômés encore convoités
Jeunes diplômés
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Malgré la morosité du marché, les jeunes diplômés trouvent encore largement leur place dans les entreprises du BTP.

Les entreprises du bâtiment et des travaux publics offrent de belles perspectives aux jeunes diplômés. C’est le constat que dressent les professionnels et les acteurs de la formation, même si tous sont conscients du tassement du marché et des recrutements. « Il y a les entreprises alarmistes, touchées par la morosité ambiante et un certain manque de lisibilité en matière de législation, et les optimistes, qui remplissent leurs carnets de commande, résume Jacques Wermuth, président de la commission Encadrement et enseignement supérieur de la FFB. Mais elles ont toujours besoin de salariés : des métiers manuels, avec un bon niveau de technicité requis par la nouvelle réglementation thermique, des encadrants et des ingénieurs capables de s’adapter à la pluridisciplinarité ». Le tassement des recrutements dans la construction est aussi compensé par le développement des besoins dans les secteurs connexes, explique Nicolas Orio, directeur des relations entreprises à l’ESTP, qui revendique dans sa dernière enquête emploi annuelle, 96% de jeunes diplômés insérés dans les quatre mois. « Nous formons aussi aux métiers qui gravitent autour du BTP. Ainsi un peu plus de la moitié des diplômés partent dans le BTP, mais les maîtres d’ouvrage dans l’immobilier, l’énergie, l’environnement, les transports, recrutent 20% des jeunes, qui se dirigent aussi vers l’ingénierie, les matériaux, le contrôle technique, l’audit et le conseil. L’ingénieur-architecte et les géomètres-experts sont aussi des profils de plus en plus valorisés ». Même tendance au département génie civil de l’IUT d’Amiens, qui constate un taux d’insertion de 95% de ses diplômés. « Ils rejoignent les grands groupes comme les PME, les cabinets d’architecture et d’urbanisme, les bureaux d’études, le secteur du contrôle et de la sécurité, les laboratoires d’essais matériau et structure, ou encore le secteur de la vente de matériel. L’embauche dans les collectivités se développe aussi. Le tassement du marché ne se ressent pas sur les embauches mais sur les stages, plus difficiles à décrocher pour les étudiants», constate le chef du département, Laurent Lahoche. Autre tendance, 60% des étudiants poursuivent leurs études après leur DUT. Si les jeunes diplômés ne semblent pas connaître la crise, les écoles et les entreprises rationnalisent tout de même leurs procédés. L’ESITC Caen a ainsi noué un partenariat avec le géant de l’ingénierie Technip, une bonne façon de créer de nouveaux débouchés pour ses diplômés. « Le partenariat permet à Technip de dispenser des cours dans le programme, participer au conseil de perfectionnement, aux jurys de sélection… Les entreprises d’ingénierie ont de très forts besoins de recrutement, y compris à l’international », détaille Jérôme Lebrun, directeur adjoint de l’école. Le groupe de travaux publics Colas a mené récemment une étude pour connaître la provenance de ses jeunes diplômés sur les dix dernières années. « Nous avons eu des surprises dans le classement des écoles qui en est ressorti, cela nous a permis de réorienter nos moyens financiers à travers la taxe d’apprentissage, et humains . Nous avons resserré nos liens avec ces écoles en signant des partenariats, certains avec des établissements que nous connaissions moins bien et qui forment pourtant des jeunes qui font carrière chez nous.», explique Cédric Mendes, responsable recrutement et relations écoles du groupe, qui prévoit de reconduire un tel travail l’année prochaine. L’alternance qui se développe actuellement dans le supérieur, reste le moyen privilégié d’intégration des ouvriers. Pour recruter, l’entreprise Pertuy Construction mise aussi sur l’insertion. « Nous avons signé 12 contrats de professionnalisation avec le CFA de Pont-à-Mousson, pour intégrer dans nos équipes des jeunes en recherche d’emploi, certains sans diplômes, ou avec une qualification dans un autre domaine. Ce sont des CDI, pour fidéliser ces salariés qui auront terminé leur formation en janvier 2014. Pour le chantier de l’hôpital Belfort-Montbéliard, nous avons mis en place une promotion de 12 jeunes en contrat de professionnalisation intérim », détaille Vanessa Mathieu, responsable ressources humaines. Plus généralement, le secteur espère toujours attirer plus de filles vers ses métiers, et l’ESTP a mis en place une politique en direction des étudiants handicapés. 

Coralie Donas

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