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BTP : des inquiétudes malgré les bons chiffres de 2018

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BTP : des inquiétudes malgré les bons chiffres de 2018
On observe une forte dynamique sur le marché du bâtiment industriel en 2019 ainsi que du côté des bâtiments publics
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2018 a rendu le sourire aux professionnels du BTP. Dans le bâtiment à mi-mars 2019, les carnets de commandes étaient pleins à six mois et demi et l’année 2018 a affiché une belle croissance à 2,8%. Côté travaux publiques, cette dernière est à 7%, boostée par la reprise de l’investissement local et le démarrage des travaux du Grand Paris.

De bons chiffres sur lesquels planent toutefois quelques inquiétudes pour les entreprises du bâtiment, notamment concernant le logement neuf.

Les logements neufs à la peine

C’est la principale inquiétude pour les entrepreneurs du secteur. A fin janvier 2019, les permis et mises en chantier baissent de 6,9% et de 11,10%. On observe aussi un repli des ventes en amont du marché : -12% en termes de nombres de logements individuels vendus en 2018. La Fédération française du bâtiment (FFB) voit là les conséquences du rabotage du Prêt à taux zéro (PTZ) ainsi que la modification du dispositif Pinel au 1er janvier 2018.

En effet sur les zones B2 et C (soit 34 000 communes moyennes et périurbaines ainsi que des communes plus rurales), du fait de cette réforme, le PTZ ne pouvait plus représenter 40% mais 20% du coût total de l’opération immobilière. Quant à la loi Pinel (qui permet aux acheteurs de louer leur logement neuf pour une période maximum de 12 ans et de bénéficier ainsi d’une réduction d’impôts pouvant aller jusqu’à 21%), elle a été supprimée sur ces zones. « Cela a joué sur la capacité des ménages à acquérir de nouveaux logements », analyse un expert de la FFB. Cela n’augure rien de bon quand on sait que le PTZ doit être supprimé en fin d’année sur ces zones-là. C’est pourquoi la FFB préconise sa prolongation jusqu’en 2021 ainsi que la mise en place de zonage de projets sur le dispositif Pinel.

Le secteur amélioration-entretien se maintient

C’est le premier secteur du bâtiment avec 56% des opérations en France. Il affiche certes une progression de 0,4% en 2018 mais a essuyé une baisse de 1,8% au 4e trimestre 2018. En cause, « les atermoiements autour du crédit d’impôts pour la transition énergétique (CITE) », explique la FFB. Les travaux de rénovation des fenêtres, un temps exclus du dispositif, ont finalement été réintégrés.

La FFB attend aussi les effets de l’accord HLM qui prévoit, entre autres, une TVA ramenée à 5,5% (et non plus à 10%) en zone urbaine sensible.

Coup de boost pour les bâtiments industriels et publics

Si le commerce est en berne avec -22,6% de surface commercées à fin janvier 2019, on observe une forte dynamique sur le marché du bâtiment industriel en 2019 ainsi que du côté des bâtiments publics. « Il y a eu plus de dépôts de permis en 2018. Ensuite, 2020 étant une année électorale, elle sera plus difficile », décrypte la FFB.

Les travaux publics portés par le Grand Paris

A la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), l’année 2018 a enfin rendu le sourire aux professionnels après une période de baisse d’activités entre 2014 et 2016. Même si on est encore loin du pic de 2007-2008, la reprise est assez forte avec 7% de croissance.

« Après plusieurs années de baisse de dotations des collectivités, de réforme territoriale et modification des compétences, communes et groupement de communes entrent dans une phase plus favorable », analyse un responsable de la FNTP.

Autre impact de taille, le démarrage opérationnel des travaux du Grand Paris express, le supermétro de la couronne parisienne. « On est sur un volume annuel de 4 millions d’euros par an de travaux, c’est énorme, c’est 10% de l’activité du secteur des travaux publics !», calcule-t-on à la fédération.

Et encore, la pleine charge de travaux est attendue pour 2020-2025.

Dès lors pour les entreprises, le sujet numéro un, c’est la main d’œuvre : selon la FNTP, 46% des entreprises du secteur en souffrent. Des candidats qui manquent en région parisienne, mais pas seulement. « Beaucoup de zones limitrophes sont aussi touchées, à cause justement de l’effet aspirateur des travaux du Grand Paris, qui vampirisent beaucoup de compétences », observe un responsable de la FNTP.

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